Laura Zuccoli e Sérgio Ferreira apresentaram em conferência de imprensa as propostas da ASTI. Foto: ASTI /Arquivo
Laura Zuccoli e Sérgio Ferreira da ASTI. Foto: ASTI /Arquivo

 

A Associação de Apoio aos Trabalhadores Imigrantes (ASTI) apela ao próximo Governo do Luxemburgo que estabeleça o direito de voto no país de acordo com o critério de residência e não da nacionalidade.

Em comunicado, a ASTI apresentou uma série de propostas ao ‘formador’ da próxima coligação, ou seja, ao primeiro-ministro Xavier Bettel (DP).

Entre as sugestões para uma melhor integração dos imigrantes na vida social e política do país está o “estabelecimento de um verdadeiro sufrágio universal, institucionalizando o princípio do direito de voto segundo a residência e não de acordo com a nacionalidade”; a reforma do Conselho Nacional de Estrangeiros (CNE), “conferindo-lhe mais responsabilidades e representatividade”; o registo automático de residentes estrangeiros que preencham os “requisitos legais nas listas eleitorais” e a supressão do período de residência de 5 anos para participar nas eleições municipais, entre outras.

“Luxemburgo: uma terra de imigração e acolhimento. Face ao desafio de uma verdadeira política de integração, vamos construir o nosso futuro juntos”, defende a ASTI.

LEIA O COMUNICADO NA ÍNTEGRA:

 

“Propositions aux négociateurs d’un accord de coalition

Luxembourg : une terre d’immigration et d’accueil face au défi d’une véritable politique d’intégration

 Construisons notre avenir ensemble!

 

Le 14 octobre dernier, les Luxembourgeois ont élu les 60 députés qui seront amenés à « représenter le pays », selon la Constitution. Elle dispose tout aussi clairement que « Les députés votent sans en référer à leurs commettants et ne peuvent avoir en vue que les intérêts généraux du Grand-Duché. ».

Défendre les intérêts généraux du Grand-Duché signifie, à notre sens, travailler pour la cohésion sociale, ce qui passe par des politiques proactives et transversales d’immigration et d’intégration. Cette responsabilité incombe à l’ensemble de la classe politique, à toute la population, ainsi qu’à l’État et aux communes. Au niveau de l’appareil de l’État, il doit y avoir une prise de conscience de la responsabilité commune et une collaboration effective entre tous les acteurs publics et privés.

La nouvelle coalition qui se dessine, suite de celle qui a gouverné le pays pendant les 5 dernières années, a une nouvelle opportunité pour accomplir ce qui était leur compromis en 2013 : « Le Gouvernement a la mission et le courage d’entreprendre les réformes qui s’imposent afin de restaurer la confiance et proposer un projet d’avenir porteur d‘espoir et d’une dynamique nouvelle pour notre pays et tous ses habitants (…). Dans un esprit d’ouverture le Gouvernement s’engage à renforcer la démocratie et avancer vers plus de transparence et de dialogue dans notre société pluriculturelle. “

Pour l’ASTI, les ambitions affichées en 2013 par la coalition et qui, pour des multiples raisons, n’ont pas été mises en oeuvre, ne peuvent plus attendre. Ainsi étant, l’ASTI propose :

 pour la participation politique,

  • la suppression des dérogations obtenues par le Luxembourg par le traité de Maastricht, en éliminant le délai de résidence de 5 ans pour pouvoir participer aux élections communales ;
  • l’octroi du droit d’initiative législative directe à la Chambre des Salariés, seul organe qui représente aussi bien les salariés résidents que non-résidents ;
  • la généralisation d’une démarche participative dans les politiques communales et nationales, par le biais de forums de citoyens, d’initiatives de quartier ou de budgets participatifs ;
  • l’ouverture de la possibilité de présenter ou de soutenir une initiative législative populaire à tous les résidents et non pas seulement aux électeurs ;
  • l’inscription automatique des résidents étrangers qui remplissent les conditions légales sur les listes électorales ;
  • la réforme du Conseil national pour étrangers (CNE), en lui accordant plus de responsabilités et de représentativité ;
  • l’établissement d’un vrai suffrage universel en institutionnalisant le principe du droit de vote selon la résidence et non pas selon la nationalité. Le résultat du référendum de 2015 ne peut pas servir d’excuse pour ne pas accorder de droits politiques sinon aux contribuables frontaliers, du moins à l’ensemble des résidents luxembourgeois.

 

pour le Vivre ensemble,

 

  • le développement d’un programme et d’une culture d’accueil au niveau national et communal (Willkommenskultur) ;
  • la réforme de la loi de 2008 sur l’accueil et l’intégration des étrangers, notamment du Contrat d’accueil et d’intégration (CAI), en impliquant davantage les communes et en augmentant sa promotion et son attractivité ;
  • d’accorder le congé linguistique pour l’apprentissage de l’allemand et du français, au-delà du luxembourgeois;
  • la création d’un Observatoire du racisme, de l’antisémitisme et de la xénophobie
  • la modification de la loi sur l’immigration en élargissant l’actuelle seule procédure de régularisation des personnes sans autorisation de séjour légale au Luxembourg”.

 

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